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Qui sommes-nous ?

Le COMITÉ PAUL de CHOMEDEY de MAISONNEUVE est une association de loi 1901 sans but lucratif, d'une durée illimitée dont le siège est à Neuville-sur-Vanne. 

Ce comité, fondé sous les auspices de la municipalité de Neuville-sur-Vanne, a pour but : 

- d’honorer et de faire connaître la vie et l'œuvre de Paul de Chomedey sieur de Maisonneuve, né à Neuville sur Vanne le 15 février 1612, cofondateur de Montréal en 1642 ;

- de resserrer les liens historiques existants entre Neuville sur Vanne et Montréal ;

- de promouvoir des rapports entre les municipalités, les corps enseignants, les élèves des divers établissements d'enseignement des deux villes, les organisations de jeunes ; d'accueillir et de documenter les touristes canadiens ou autres et en général, de favoriser tous contacts entre les divers groupements neuvillois et montréalais dans le cadre des relations culturelles, artistiques, sportives et économiques.


Le conseil d'administration du comité

 


Rolande Claerebout
Lucette Compagnon
Janine Cousin
Thomas Darce
Lionel Fort
Viviane Huyghe
Nadine Prenay
Marc Salach


Membres du Bureau : 

PRÉSIDENT : David Bécue

VICE-PRÉSIDENT : Étienne Ghisalberti

VICE-PRÉSIDENT : Frédéric Raphaël

TRÉSORIER : Édith de Lavalade

TRÉSORIER ADJOINT : Philippe Choiselat

SECRÉTAIRE : Claudie Gest

SECRÉTAIRE ADJOINT : Marie-Chrystelle Raphaël

Un peu de géographie...

Neuville-sur-Vanne

Neuville-sur-Vanne est un petit village (455 habitants) du nord-est de la France, situé dans le département de l'Aube en région Grand-Est (anciennement appelée Champagne-Ardenne). Neuville est au cœur du Pays d'Othe aubois à 5km au nord-est d'Aix-en-Othe et 25km au sud-ouest de Troyes, la commune est traversée par la Vanne. Voir toutes les cartes de Neuville-sur-Vanne sur le site de Cartes de France.
Les Amis du Patrimoine de la Vallée de la Vanne (APVV) a édité un livre en 2016 retraçant l'histoire et la géographie de Neuville-sur-Vanne.

 Blason de Neuville-sur-Vanne (description héraldique) 
"Ecartelé : aux un et quatre d’or à trois flammes de gueules tortillantes vers le chef disposées deux et un, qui est de Chomedey, aux deux et trois d’azur à la croix d’argent cantonnée de quatre fleurs de Lys du même, qui est le Québec". Voir la suite sur le site de Neuville-sur-Vanne et sur le site Les Portes du Pays d'Othe.

Quelques photos de Neuville-sur-Vanne

S'il vous prend l'envie de visiter Neuville-sur-Vanne, venez emprunter le parcours expliqué dans la plaquette

"Sur les pas de Paul de Chomedey, sieur de Maisonneuve" !

Un peu d'histoire...

Neuville sur Vanne et Montréal

Neuville-sur-Vanne et Montréal : "une histoire de coeur". Depuis 1908, date à laquelle on "découvre" que Chomedey de Maisonneuve est né à Neuville-sur-Vanne, les relations existent entre le petit village aubois situé en forêt d'Othe (150 kilomètres de Paris), 455 habitants, et la métropole Montréal, près de 3 millions d'habitants.

Les premières cérémonies eurent lieu en Champagne en 1926. Le maire Jean Drapeau est venu en 1956.
Ces relations sont très suivies depuis 1966, date de la création du Comité Chomedey de Maisonneuve.

1967 Quatre Neuvillois, les premiers depuis Maisonneuve, sont reçus officiellement à Montréal.
1972 Le gouvernement français édite un timbre poste à l'effigie du fondateur.
1974 Neuville-sur-Vanne est jumelée avec la Cité de Pointe-aux-Trembles (Aujourd'hui un quartier de Montréal).
1975 Dévoilement d'un monument en hommage à l'illustre enfant du village.
1995 Visite du maire de Montréal Pierre Bourque ;
          Les rues de Neuville-sur-Vanne portent des noms évocateurs : rue Montréal, rue Ville-Marie, rue Pointe-aux-Trembles, place Paul de Chomedey, parc Montréal... ;
          Un espace vert de Montréal, sur la rive nord du Saint Laurent, s'appelle parc Neuville-sur-Vanne ;
         De plus, chaque année, Neuville-sur-Vanne, le même jour que Montréal, commémore l'anniversaire de la fondation de la ville ;
         De nombreux Québécois nous font l'honneur d'une visite.
1997 Inauguration du centre culturel Maisonneuve, siège du comité.
2012 400ème anniversaire de la naissance de Paul de Chomedey, sieur de Maisonneuve : "2012 Année Maisonneuve" reconnue célébration nationale.

Mais qui était Paul de Chomedey de Maisonneuve ?

Paul de Chomedey est un illustre français du XVIIème siècle. C'est bien entendu le plus célèbre enfant de Neuville-sur-Vanne, petit village aubois où il naquit. Il y fut baptisé le 15 février 1612. Fils aîné du seigneur du lieu, il devient sieur de Maisonneuve dès 1614.

Il est choisi pour aller fonder Ville-Marie, une colonie sur l'île du Mont-Royal, destinée à évangéliser les Amérindiens. Le 18 mai 1642*, Maisonneuve avec une cinquantaine de premiers "Montréalistes" dont une femme, la Langroise Jeanne Mance, fonde Montréal. Il sera le premier gouverneur de l'actuelle métropole québécoise. La Troyenne Marguerite Bourgeoys ouvrira dès 1653 la première école d'Amérique du Nord et après bien des difficultés - climat et attaques sanglantes des Iroquois - la colonie va prospérer. Jusqu'en 1664, il présidera aux destinées de sa ville avec grande compétence.

Monsieur de Maisonneuve se retirera à Paris, chez les Pères de la Doctrine Chrétienne, où il décédera, sans héritier, le 09 septembre 1676.

"Plus riche de courage et de vertu que de terres et d'écus", "Possédant la force sans la dureté, la douceur sans la faiblesse", "Souverainement intelligent, gentilhomme de vertu et de coeur" sont quelques phrases définissant le fondateur de Montréal. Ses armoiries étaient : d'or à trois flammes de gueule tortillantes vers le chef disposées deux et une. Ces trois flammes ne représentaient-elles pas la foi, l'honneur et le courage ?

Jacques Cousin

*Ils arrivent sur le site de Montréal le 17 mai.
La messe de fondation a lieu le lendemain, dimanche 18 mai 1642.

Acte de baptême de Paul de Chomedey

"Le 15 febvrier a esté baptisé
Paul filz de Louys de Chomedey
Escuyer sieur de Chavannes Parain
pour le nom Paul Janson, lieutenant
le bailliage de Villemor et marraine
Gabrielle de Campan par Jehan Chabert" 

(Extrait du registre d'état civil de l'année 1612 de la paroisse de Neuville-sur-Vanne
- Collection du greffe déposée aux Archives départementales de l'Aube).

PAUL de CHOMEDEY, sieur de MAISONNEUVE


Paul de Chomedey de Maisonneuve nait à Neuville-sur-Vanne le 15 février 1612. Il est baptisé ce même jour à l’église du village. Il est le fils de Louis de Chomedey, seigneur de Chavane, de Germenoy en Brie et d’autres lieux, et de Marie de Thomelin, sa seconde femme. Celle-ci est elle-même la fille de Jean de Thomelin, conseiller du roi et trésorier de France en Champagne. Elle est aussi dame en partie de Neuville-sur-Vanne (Bourg de Partie). L’acte de baptême du jeune Paul est rédigé ainsi: "Le 15 février 1612 a été baptisé Paul, fils de Louis de Chomedey, escuyer, sieur de Chavannes, Parrain pour le nom, Paul Janson, lieutenant au bailliage de Villemor et Gabriel de Campan, Marraine Jehanne Chabert".

Le jeune Paul grandit à Neuville-sur-Vanne entouré de deux sœurs et un frère. Louise est la plus agée. Elle devient plus tard mère Louise de Sainte Marie de la congrégation de Notre Dame, à Troyes. Elle connait de ce fait Marguerite Bourgeoys et la présentera à Paul au moment opportun. Son frère Odard nait quant à lui en 1614, et meurt à 12 ans seulement. Enfin la benjamine de la famille est Jacqueline née en 1618. Cette dernière épouse Francois Bouvot en 1638 et meurt assassinée en 1655, soit quatre ans après son mari des mains du même assassin, un ennemi de la famille qui souhaite posséder les terres de Neuville.

Paul étant le fils ainé de la famille, il reçoit en filiation directe les armes de son aïeul et grand père Hierosme: "D’or à trois flammes de gueules". Paul est élevé dans l’esprit que représentent ces trois flammes : l’amour de Dieu, le dévouement à ses contemporains et l’idéal de vaillance (foi, honneur et courage). Ces trois caractéristiques se retrouvent tout au long de sa vie. Il reçoit également par son père le domaine de Maisonneuve à l’âge de deux ans. Toutefois il ne signe que rarement avec ce titre mais toujours simplement par "Paul de Chomedey" car pour lui un homme se distingue par ses devoirs et ses actions et non pas par ses titres ou ses privilèges.

De sa jeunesse à son embarquement pour le nouveau monde on connait peu de choses. Paul de Chomedey est très tôt orienté par son père vers une carrière militaire, comme il est de coutume à l’époque dans la noblesse. A l’âge de treize ans on le retrouve dans l’armée du roi. Il parcourt les champs de bataille de la Guerre de Trente Ans et sert en Hollande. Il s’y distingue et est même blessé au combat. C’est durant sa convalescence qu’il apprend à jouer du luth, instrument dont il ne se séparera plus. En tant que fervent catholique, Paul découvre également durant cette période les écrits du père jésuite Paul Le Jeune. Ces écrits font partie des Relations des Jésuites, correspondance des religieux qui décrivent la vie, les difficultés et la conversion des Sauvages en Nouvelle-France. Paul de Chomedey est convaincu et passionné par ces récits. 

Suite à cet engouement et au vue des qualités qu’il dégage, il est mis en relation avec Jérôme le Royer de la Dauversière. Ce dernier est le co-fondateur de la société Notre-Dame-de-Montréal, qui s’est vu octroyer l’ile de Montréal afin d’y envoyer une mission d’évangélisation et d’y fonder une colonie sur place. Le Royer de la Dauversière recherche un chef afin de mener à bien ce projet et trouve en Paul de Chomedey toutes les qualités de chef dont il a besoin pour cette expédition.

Nommé à la tête de cette entreprise et avec toute la confiance de ses supérieurs, Paul de Chomedey se rend alors à La Rochelle, lieu d’embarquement de l’équipage. A cette occasion Jeanne Mance rencontre les colons, et les accompagne dans leur périple. Deux navires lèvent l’ancre pour l’Amérique le 9 mai 1641. Jeanne Mance est dans le premier navire en compagnie d’un Jésuite et de 12 colons. Ils traversent en trois mois l’océan, sans encombre, et débarquent en Amérique le 8 aout 1641. Le second navire a à son bord Paul de Chomedey et 26 colons. Il connait plus de difficulté et n’atteint que plus tardivement sa destination, arrivant seulement en septembre 1641. A cette date il n’est toutefois plus possible de remonter le Saint Laurent à cause de la glace qui emprisonne les navires. L’expédition décide alors de passer l’hiver à Québec en attendant le retour des beaux jours afin de se diriger vers l’ile de Montréal.

Lors de cet hiver, le gouverneur de Québec Charles Jacques Huault de Montmagny n’est pas enchanté par le site de Montréal. Il considère cela comme trop éloigné de Québec et trop enfoncé en territoire iroquois. En cas d’attaque cela serait difficile à gérer. Il qualifie le projet de fondation à Montréal de « folle entreprise » et propose à Paul de Chomedey de s’établir plutôt sur l’ile d’Orléans. Toutefois, malgré ces avertissements et mises en garde, Chomedey ne se détourne pas du but initial de son entreprise et reste fidèle à la société Notre-Dame-de-Montréal. Il maintient sa volonté de fonder un établissement sur l’ile de Montréal en répondant par ces propos au gouverneur : "Monsieur, ce que vous me dites seroit bon si on m’avoit envoyé pour délibérer et choisir un poste ; mais ayant été déterminé par la Compagnie qui m’envoie que j’irois au Montréal, il est de mon honneur et vous trouverez bon que j’y monte pour y commencer une colonie, quand tous les arbres de cette Isle se devroient changer en autant d’Iroquois".

Au printemps, l’expédition reprend son chemin comme convenu. Le 18 mai, commence dès lors la fondation de Ville-Marie, sur l’ile de Montréal. Chomedey abat lui-même le premier arbre de construction. L’édification de Ville-Marie débute sous les auspices du père Vimont, qui prophétise à cette occasion la grandeur futur de la ville qui vient de naitre, en usant de la métaphore de la petite graine qui devient un arbre robuste (Vous êtes le grain de sénevé qui croîtra et multipliera et se répandra dans tout le pays). Ville-Marie subit, à l’approche de son premier hiver, un premier incident avec une dangereuse montée des eaux. Chomedey jure alors de plantée une croix au sommet du Mont Royal si jamais les eaux se retiraient sans faire davantage de dégâts. C’est ce qui se produit et la croix fut plantée, Chomedey respectant sa parole. Après ce premier incident, un nouveau danger guette la colonie naissante. Il s’agit des Iroquois. Ceux-ci découvrent l’établissement à l’été 1643. Dès lors, ils ne cessent de la harceler faisant par exemple 6 morts le 9 juin 1643. Chomedey ne baisse pas les bras et redouble d’effort pour sauvegarder la colonie. Il organise la communauté en faisant construire un fort, un hôpital, une chapelle et un logement capable d’accueillir 70 personnes. Par la suite, d’autres colons arrivent afin de participer au peuplement de la colonie. Chomedey se montre également un chef de guerre compétent. Il mène à ce titre un petit groupe de 30 colons contre 200 Iroquois à proximité de la colonie. A cette occasion, il tue le chef iroquois de ses propres mains et est fêté en héros par ses hommes pour cette bravoure.

Chomedey continue d’organiser la vie de la communauté sur place et est un chef très apprécié de la petite population de Ville-Marie. Cependant, il doit rentrer en France en 1645 suite au décès de son père. A cette occasion, il règle des détails s’agissant de la succession. Puis s’ensuit un second voyage en France dans lequel il s’entretient avec de La Dauversière des affaires de Ville-Marie. A la suite de la destitution de Montmagny, on lui propose le poste de gouverneur de Québec. Il refuse, préférant se consacrer à la mission qu’on lui a confié. Il retourne à Ville-Marie à l’été 1647.A partir de cette date, il accorde les premières concessions. Pierre Gadoys bénéficie de la première concession signée de la main de Chomedey. En tout, 123 concessions connues sont accordées dans la colonie par Chomedey. Il faut noter à ce titre qu’il ne posséda jamais de terrain. Et cela malgré les 23 années passées en tant que gouverneur de Ville-Marie.

La communauté doit, à partir de 1651, faire face à l’agressivité croissante des Iroquois. Paul de Chomedey ordonne dès lors à tous les habitants de Ville-Marie de se réfugier dans le fort. Toute sortie ne se fait pas sans armes. Face à ces difficultés et grâce à la généreuse donation de la bienfaitrice de Jeanne Mance, Chomedey part en France à l’automne 1651 afin de ramener des colons et sauver la colonie que les attaques iroquoises affaiblissent de jours en jours. Après une campagne de recrutement de 2 ans en France, 108 colons s’embarquent avec le Champenois au printemps 1653. Au sein de ces nouveaux arrivants se trouve par exemple Marguerite Bourgeoys, futur institutrice de Montréal. Chomedey profite de ce renforcement de la colonie pour organiser une milice de défense. Il fait preuve à nouveau de ses qualités de meneur et satisfait pleinement les membres de la société-Notre-Dame qui l’ont investi.

Toutefois après toutes ces années de bons et loyaux services, des épreuves difficiles surmontées, Paul de Chomedey apprend en 1665 qu’il doit se rendre en France pour un congé d’une durée indéterminée. Cela est une manière déguisée de le mettre à l’écart, ses relations avec le nouveau gouverneur général de Québec monsieur de Mézy, le nouvel arrivant le marquis de Tracy et l’évêque de Québec Montmorancy-Laval ne sont pas bonnes. Chomedey part alors pour la dernière fois de Montréal à l’automne 1665. Les habitants de Ville Marie apprenne avec tristesse le départ de celui qu’il nommait 'le gouverneur bien aimé', ou 'le grand taiseux'. Il laisse tout ce qu’il y possède, y compris son luth. A Paris, il finit ses jours en compagnie de son ami Philippe de Turmenys. Il reçoit avec joie une visite de Marguerite Bourgeoys en 1671 qui lui apprend les dernières nouvelles concernant la colonie, dont l’une des nouvelles rues se nomme désormais Saint Paul en son honneur, preuve de l’attachement que les habitants avaient pour lui. Il en profite pour lui remettre les lettres patentes nécessaires à la fondation de la Congrégation de Notre Dame du Canada. Finalement Paul de Chomedey s’éteint le 9 septembre 1676. Il est inhumé dans la crypte de la chapelle des pères de la Doctrine chrétienne, selon sa volonté.

Paul de Chomedey est un personnage qui a marqué l’histoire de la Nouvelle-France et dont la ténacité et la droiture ont permis à la ville actuelle de Montréal de voir le jour. La fondation et la pérennisation de la ville sont l’œuvre de sa vie. C’est un chef respecté et apprécié de ses compatriotes sur place, et sa mémoire reste aujourd’hui encore vive comme en témoigne par exemple le monument à son effigie sur la place d’Armes de Montréal.

Texte écrit par Grégoire Choiselat

Différentes représentations de Paul de Chomedey

Il n'existe aucun portrait authentique de Maisonneuve

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