Im Mémoriam

Henri Réthoré n’est plus


C’est avec tristesse que nous apprenons le décès de Monsieur Henri Réthoré, dans la nuit du 11 au 12 novembre, serviteur de l’Etat, diplomate et, en ce qui nous concerne, cofondateur de la Commission franco-québécoise sur les lieux de mémoire communs.

Consul général de France à Québec, il fut l’artisan de l’acquisition de la Maison Kent par le gouvernement français. Henri Réthoré organise –ou facilite- la rencontre Mitterand-Lévesque lors du G7 à Montabello en 1981. Il est ambassadeur en Guinée-Conakry (1984-1988) puis au Zaïre (1989-1992). En 1993, il est conseiller diplomatique du gouvernement pour préparer le 5ème sommet de la Francophonie à l’Ile Maurice. En 1997, il fonde, avec Marcel Masse, la Commission franco-québécoise sur les lieux de mémoire communs, et c’est à ce titre que le Comité Chomedey de Maisonneuve le connaît bien et a apprécié sa collaboration durant une dizaine d’années.

J’ai eu le plaisir de travailler avec Henri Réthoré, de le rencontrer à de nombreuses reprises (à la DGQ, à son domicile parisien, à la résidence du Délégué général du Québec, à des colloques et dans plusieurs restaurants parisiens). Il était le président français de la CFQLMC lorsque, grâce à lui et à cette commission (très active à cette époque sous sa présidence), nous avons fait apposer des plaques commémoratives à Lagesse, Méry-sur-Seine et Lantages. En 2002, il est venu à Neuville sur Vanne coprésider, avec le Préfet de l’Aube, le 1er Congrès de la Route Historique des Québécois.

Avec le décès d’Henri Réthoré, quinze mois après celui de Marcel Masse, la France, le Québec et l’ensemble de la coopération internationale, perdent un homme de grande valeur, un excellent diplomate. Le Comité Chomedey de Maisonneuve perd un partenaire actif et efficace. Moi, je perds un Ami.

Jacques Cousin